Revue de presse

Le sondage qui place le PLR devant l'UDC

Le «Sonntagsblick» publie ce dimanche un sondage de l'institut GFS réalisé juste après la votation sur l'initiative UDC concernant le renvoi des criminels étrangers. Le PLR obtient 24,8% des suffrages contre 22,4 à l'UDC

Un «tremblement de terre politique», titre ce dimanche le Sonntagsblick. L'hebdomadaire alémanique publie le sondage de l'institut GFS de Claude Longchamp réalisé juste après le 28 février qui a vu une majorité de Suisses rejeter l'initiative UDC de mise en oeuvre du renvoi des criminels étrangers. La surprise est de taille : l'UDC n'est plus le premier parti de Suisse. Alors qu'il avait obtenu 29,4% des suffrages lors des élections fédérales d'octobre 2015, il chute à 22,4%, soit une dégringolade de 7 points. Dans le même temps, le PLR bondit de 16,4 à 24,8%, devenant virtuellement le premier parti du pays.

Et d'expliquer qu'entre l'élection d'octobre 2015 et la votation de février 2016, la participation a considérablement augmenté, de 48,5 à 63,1%. «Ces près de 15% qui s'étaient abstenus d'aller voter en automne ont en grande majorité soutenu le PLR lors du sondage.»

La même étude réalisée auprès de 1103 personnes qui ont voté le 28 février donne de petits bonus pour PS (de 18,8 à 19,3%), le PDC (de 11,6 à 12,4%) ou le PBD (4,1 à 7%). Les Verts et les vert'libéraux poursuivent leur déclin (de 7,1 à 6% pour les Verts et 4,6 à 4,2% pour PVL).

L'éditorialiste de l'hebdomadaire alémanique note qu'avec son initiative soumise au vote le 28 février, «l'UDC a franchit la ligne rouge». Plus loin, il estime que «le peuple sait ce qu'est un Etat de droit, c'est une bonne nouvelle».

Comité pour soutenir la lois sur l'asile

La SonntagsZeitung évoque le prochain dimanche de votations en Suisse, le 5 juin, avec la révision de la loi sur l'asile, combattue par un référendum de l'UDC. Et annonce la constitution d'un vaste front en faveur du texte de Simonetta Sommaruga validé par une large majorité du parlement. Il sera officialisé le 12 avril et compte déjà 130 députés fédéraux de tous les partis, UDC exceptée. Une UDC qui prévoit une campagne sans tout-ménage ni affiche, confie le conseiller national et directeur de campagne Andreas Glarner au Sonntagsblick.

Selon Le Matin Dimanche, Lausanne et Genève pourraient devenir des «villes refuges» pour les migrants, à l'instar de Barcelone et Madrid. Il s'agit avant tout de permettre aux habitants desdites villes d'accueillir plus aisément des réfugiés chez eux.

21 000 caméras de surveillance en Suisse

Plus de 21 000 caméras de surveillance pistent les faits et gestes des Suisses. C'est le titre de la SonntagsZeitung et un sujet du Matin Dimanche. Les CFF ont installé à eux seuls 14 600 caméras dans les trains et les gares. Les gens qui arpentent les rues et les espaces publics des villes de Zurich, Genève et Bâle sont les plus filmés.

Et les journaux dominicaux de raconter que grâce aux caméras dont sont équipés les trams, la ville de Bâle a permis de retrouver et arrêter un homme qui s'en prenait sexuellement à de jeunes femmes. «La vidéosurveillance n'est pourtant pas la solution miracle», tempère le préposé fédéral à la protection des données Jean-Philippe Walter, notant que les images de surveillance ne permettent pas de résoudre «à tous les coups les affaires difficiles.

Avantage aux forces militaires terrestres

La Suisse devra désigner un successeur à André Blattmann au poste de chef de l'armée. Le Matin Dimanche fait état d'une «guerre de succession», opposant forces terrestres et forces aériennes, «une guerre dont l'enjeu principal est budgétaire». L'hebdomadaire romand note que depuis sa création en 2004, à l'exception de «l'intermède malheureux de Roland Nef en 2008», le poste a toujours été tenu par un représentant des forces aériennes, Christophe Keckeis de 2004 à 2008, puis André Blattmann de 2008 à 2016.

«L'heure de la revanche a sonné pour l'armée de terre», estime le journal. «Il y a une certaine cohérence à ce qu'il y ait un tournus, d'autant que les forces terrestres représentent 85% des effectifs», soutient Denis Froidevaux, ancien président de la Société suisse des officiers. Pour Christophe Keckeis, ces rivalités doivent être étouffées :«Cet esprit de chapelle, ça manque totalement de sérieux par rapport à l'importance du choix à faire et pollue le processus. Il faut choisir le meilleur après une analyse des capacités de management et de conduite.»

Le choix d'un candidat émanant des forces terrestres se justifierait par la mise en oeuvre de la réforme de l'armée, qui prévoit une réduction des effectifs à 100 000 hommes et un retour à une mobilisation rapide.

Plus longtemps, plus beau

Enfin la NZZ am Sonntag publie un vaste dossier sur l'allongement de l'espérance de vie en Suisse, qui augmente de trois à quatre mois par année (81 ans pour un garçon qui naît en 2016, 85 ans pour une fille). Et de briser une idée reçue : «Ce n'est pas une malédiction pour le pays, mais ce surcroît de seniors apporte des avantages financiers, sociaux et politiques», chiffres à l'appui.

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