Les sondages se suivent et confirment qu'une majorité du peuple suisse est prête à accepter le 21 mai les accords bilatéraux avec l'Union européenne. Le dernier en date, réalisé par l'institut MIS Trend à Lausanne, donne 65% d'intentions de vote favorables. C'est un peu moins que le sondage de l'Institut GFS réalisé une semaine auparavant, qui annonçait pour sa part 72% de oui. L'écart n'est pas dû à une évolution de l'opinion en l'espace de quelques jours seulement, mais à une différence de méthode. Le sondage de l'institut lausannois a soumis les résultats obtenus à une pondération intégrant l'inhibition des personnes interrogées à exprimer un avis défavorable à l'intégration européenne.

Quid de la suite du processus d'intégration?

En fait les deux sondages parviennent pratiquement au même résultat s'agissant des personnes fermement décidées à voter oui ou non, respectivement 58% et 10%. Ils accordent un poids différent au pourcentage de celles qui expriment l'intention de voter plutôt oui ou plutôt non en arrivant à des conclusions très semblables sur le nombre d'indécis, respectivement 11,7% et 13%.

Le sondage de MIS Trend, publié vendredi par la Tribune de Genève, la Basler Zeitung et la Radio romande, aborde également la suite du processus d'intégration. 45,3% des personnes interrogées (64,5% en Suisse romande, 38,3% en Suisse alémanique) ont le sentiment que les accords bilatéraux sont un premier pas vers l'adhésion à l'Union européenne, mais 52,2% tiennent pour la mise en place de ces accords avant de décider si la Suisse doit oui ou non réactiver sa demande d'adhésion à l'UE. 20% seulement estiment que la Suisse doit déposer rapidement sa demande d'adhésion.