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Des personnes marchent devant une affiche invitant a voter oui lors de la votation fédéral du 10 juin 2018 sur la Loi sur les jeux d'argent. Mai 2018, Fribourg.
© LAURENT GILLIERON

Votations

Les sondages prévoient un oui à la loi sur les jeux d'argent

Selon le deuxième sondage SSR de l’institut gfs.bern, la nouvelle loi sur les jeux d’argent devrait l'emporter dans les urnes. L’initiative «Monnaie pleine» serait balayée

Le deuxième sondage SSR gfs.bern révélé ce mercredi confirme les premières prévisions de l'institut d'avril dernier. Si les deux projets avaient été soumis au peuple le 20 mai, la loi sur les jeux d'argent aurait été acceptée. Celle-ci a renforcé sa majorité depuis avril: Environ 58%(+6%) des sondés sont désormais «absolument ou plutôt pour», contre 37%(-2%) «absolument ou plutôt contre». L'initiative «Monnaie pleine» aurait quant à elle été «nettement refusée». Ce résultat provient d’un échantillonnage de 1400 personnes et comprend une fourchette d’incertitude d’environ 3%.

Lire aussi: La loi sur les jeux d'argent convainc surtout Romands et Tessinois

Le niveau de formation de l’opinion est «exceptionnellement faible», précise l'étude, «surtout quant à la loi sur les jeux d’argent». Selon l'institut, ce résultat s’explique par «le fondement argumentatif fragile des décisions de vote». Les intentions de participation sont par ailleurs inférieures à la moyenne.

L'UDC penche vers le oui, le PLR vers le non

Les avis diffèrent toujours selon les régions linguistiques, dit le sondage, qui indique que le scepticisme des débuts s’amenuise toutefois en Suisse-alémanique alors que les opposants gagnent à l'inverse du terrain en Suisse romande, où partisans et adversaires se retrouvent désormais à égalité. En Suisse italophone, l'enquête indique «une majorité de refus».

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Au niveau partisan, l'institut révèle que le conflit intergénérationnel revêt toujours une «certaine importance» mais que le clivage politique s’est estompé. Au PLR, qui a pris position contre la loi, le non progresse marginalement pour atteindre 37%(+5%). A l'UDC, où le parti national n'a pas pris position mais plusieurs sections cantonales ont donné un mot d'ordre négatif, le oui se renforce pour culminer à 60%(+11%). Au PS, qui s'est prononcé en faveur du texte, le oui se situe désormais à 66%(+5%).

«Il serait surprenant que la loi ne soit pas adoptée»

L'institut souligne que la volonté de taxer l'argent dépensé sur des sites étrangers et le maintien de la substance fiscale en Suisse à des fins de redistribution figurent parmi les arguments les plus percutants auprès des électeurs. L’influence des sites étrangers lors de la récolte des signatures impacterait en outre encore les référendaires de manière négative. Le potentiel d’une charge antigouvernementale s’est nettement réduit, constate l'enquête, qui conclut qu'il serait «surprenant que la loi ne soit pas adoptée». 

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