«A quelques jours de l'élection au Conseil d'Etat, un journaliste de la SonntagsZeitung, d'origine haut-valaisanne, cherche à discréditer Michel Carron dans sa vie privée, émettant des hypothèses financières sans fondement, ignorant les déclarations du candidat, travestissant ses propos, en un mot en affinant une stratégie de communication fondée sur l'irrespect de la personne…»

Me Stéphane Riand, avocat du candidat indépendant Michel Carron, dénonce en des termes virulents la parution d'un article, dimanche, visant directement son client. L'article en question révèle des agissements supposés de Michel Carron, qui utiliserait au profit de sa famille l'association Audace, créée pour défendre les victimes de l'affaire BCVs/Dorsaz. Bien qu'aucune action en justice ne soit ouverte contre Michel Carron, la SonntagsZeitung lui reproche d'avoir utilisé une somme de 250 000 francs pour l'achat d'un logement à sa femme dans le cadre d'un prêt de 350 000 francs qui aurait été obtenu pour la création d'une autre association de défense de victimes de crimes économiques, «Integrity International». L'article lui reproche également de ne pas vouloir rembourser un prêt de 12 500 francs à une femme d'affaires de Lausanne, et va jusqu'à affirmer que «Michel Carron recherche des femmes riches pour les pomper…»

Dans ces conditions, Michel Carron entend porter plainte pénale contre le journal alémanique pour calomnie et diffamation. «Toutes ces accusations sont des mensonges, réplique-t-il. Le crédit de 350 000 francs est inexistant. Je n'ai pas de problèmes d'argent. Cet article procède de la même stratégie de décrédibilisation que celle qui vise mon combat politique.» Il rappelle qu'il avait été blanchi il y a quatre ans après des attaques similaires, attaques menées selon lui par certains organes dirigeants de la Banque Cantonale du Valais (BCVs) dans le but de lui nuire médiatiquement. A ce sujet, des négociations sont toujours en cours avec la banque pour déterminer le montant des dommages subis par Michel Carron dans l'affaire BCVs/Dorsaz.

Enfin, dans le contexte de la campagne, les attaques réitérées de Michel Carron contre les milieux «jaunes», les chrétiens-sociaux du Haut-Valais, qui contrôlent nombre d'institutions financières étatiques ou para-étatiques, ne sont peut-être pas étrangères à cette cabale contre le Saubermann du canton.