Les différents acteurs de la santé se sont réunis mardi à Berne pour discuter des moyens d'enrayer l'augmentation des coûts. S'ils n'ont pas pris de décisions spectaculaires, les participants ont toutefois esquissé les premiers pas vers la fin de l'obligation de contracter. Soit l'obligation faite à l'assureur de rembourser un prestataire de soin ayant suivi une formation adéquate.

Les participants – assureurs, fournisseurs de prestations, représentants des cantons, de l'industrie pharmaceutique, des organisations de patients et de consommateurs, invités par Ruth Dreifuss – ont convenu de l'inefficacité des instruments actuels de contrôle des prestations. D'où l'intérêt de supprimer l'obligation de contracter, une idée qui enthousiasme peut-être les assureurs mais suscite aussi beaucoup de méfiance. Ce changement fondamental devrait impérativement être accompagné de différentes mesures permettant d'assurer le maintien de soins de qualité. Par contre, la majorité a admis la nécessité de lever l'obligation de contracter pour éviter un éventuel afflux de médecins, lié à la libre circulation des personnes. Les participants suivent donc le parlement qui a adopté, il y a deux semaines, une mesure extraordinaire permettant au Conseil fédéral de fixer des critères pour limiter à court terme l'admission des fournisseurs de prestations.

La discussion a également porté sur la planification hospitalière qui reste une priorité. Elle devrait d'ailleurs se concevoir, de plus en plus, de façon suprarégionale. Ces exigences vont dans le sens du projet de loi sur le financement hospitalier du Département fédéral de l'intérieur (DFI) qui doit être soumis au parlement cette année encore.

La cheffe du DFI avait déjà réuni les différents partenaires de la santé en séance se travail en 1997, une année après l'entrée en vigueur de la LAMal.