La paresse a son coût. Plus de 2 milliards de francs par an, selon un rapport de l’Office fédéral du sport de 2013. En Suisse, la sédentarité est un fléau qui se traduit par les chiffres: 2900 décès prématurés chaque année et plus d’un quart de la population qui souffre de maladies non transmissibles comme le diabète, les affections cardiovasculaires ou encore certains cancers. A ce jour, l’ensemble de ces pathologies non contagieuses engendre 80% des coûts de la santé. Il y a donc urgence à inciter la population à adopter un mode de vie sain, afin d’éviter la moitié des maladies non transmissibles. Ou tout du moins de les retarder.

Le plus sain des médicaments

Ainsi, les médecins n’hésitent plus à prescrire à leurs patients une partie de pétanque ou un peu de «sport» à un niveau accessible. Il s’agit là d’adopter de bons comportements de façon durable, comme privilégier les escaliers aux ascenseurs ou adopter la marche à pied pour se rendre au travail. «L’objectif n’est pas de transformer les patients en sportifs de haut niveau, mais de les inciter à bouger régulièrement en visant deux heures et demie par semaine avec des activités simples, comme le vélo (même électrique), la marche d’un pas soutenu ou la natation», résume le professeur Jacques Cornuz, directeur général d’Unisanté, le Centre universitaire de médecine générale et santé publique basé à Lausanne. Les bienfaits d’une activité physique régulière ne sont plus à démontrer: réduction du risque d’hypertension, de surcharge pondérale, de cardiopathies coronariennes, d’accident vasculaire cérébral, de diabète, de cancer du sein et du colon, amélioration de l’état général des os.