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© WALTER BIERI

Rapport

La SSR devra se concentrer sur sa mission d’information

Le mode de financement du service public de l’audiovisuel ne changera pas. Les représentants des médias privés ne cachent pas leur déception

D’un côté, une ministre tout sourire, de l’autre des médias privés déçus: Tel est le saisissant contraste offert par la publication du rapport du Conseil fédéral sur le service public dans les médias audiovisuels.

Cheffe du Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Doris Leuthard a décerné un beau satisfecit à la SSR. Elle propose donc le statu quo quant à son modèle de finance mixte, axé sur la redevance et la publicité. Elle attend tout de même d’elle qu’elle devienne plus efficace avec les moyens aujourd’hui à disposition, soit 1,6 milliard de francs par an. La SSR doit désormais se concentrer sur sa mission d’information – à laquelle elle consacrera au moins 50% du produit de la redevance – et sur l’offre s’adressant aux jeunes «là où ils se trouvent», soit sur le web et les réseaux sociaux.

Les médias privés ne partagent les conclusions de ce rapport, dont ils attendaient bien davantage. «Ce rapport se distingue par un parti pris excessivement étatiste, sans chercher à stimuler la concurrence dans le but de favoriser un paysage médiatique aussi pluriel que possible», regrette le secrétaire général de l’association romande des éditeurs «Médias suisses» Daniel Hammer. Celui-ci aurait aimé voir le Conseil fédéral ouvrir le jeu en offrant un éventail d’options pouvant être envisagées.

Quant à l’«Action Liberté de la presse», elle se déclare «amèrement déçue». Selon elle, le Conseil fédéral n’a pas tenu sa promesse de réfléchir au rôle du service public «sans tabous», selon les termes employés par Doris Leuthard. «Ce document se contente de bétonner le statu quo et annonce même une extension des interventions de l’État». Il a ignoré les nombreuses interventions faites au parlement par Natalie Rickli (UDC/ZH), Christian Wasserfallen (PLR/BE) et autres Marco Romano (PDC/TI). Tous ces députés auraient pour le moins désiré que le Conseil fédéral propose plusieurs variantes budgétaires basées sur l’hypothèse d’une baisse de la redevance.

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