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La star du fisc genevois rejoint l’étude de Christian Lüscher et Charles Poncet

Directrice générale adjointe de l’administration fiscale genevoise depuis 2010, Sarah Busca Bonvin quitte l’Etat pour s’associer aux avocats genevois. Qui renforcent leur département fiscal, à trois jours du vote sur RIE III

La nouvelle ne passera pas inaperçue dans l’univers feutré de la fiscalité des multinationales: figure respectée du fisc genevois, Sarah Busca Bonvin rejoint CMS von Erlach Poncet, l’étude de Christian Lüscher et Charles Poncet. Longtemps responsable des rulings à Genève, ces accords fiscaux par lesquels les grandes entreprises s’entendent avec le fisc sur les modalités de leur imposition, la directrice générale adjointe de l’Administration fiscale cantonale intégrera l’étude genevoise en qualité d’associée le 1er mai prochain, a appris Le Temps.

Une interlocutrice très solide techniquement, et unanimement respectée

«C’est une grande nouvelle, confirme Christian Lüscher. Sarah Busca Bonvin renforcera notre département fiscal». Un renfort bienvenu, alors que la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) promet de donner du travail aux fiscalistes, et ce quelle que soit l’issue du scrutin, suggère l’avocat genevois: «Quoi qu’il advienne, l’arrivée de Sarah Busca Bonvin sera un atout très important en matière de conseil aux entreprises, comme aux personnes physiques, dans le domaine de la fiscalité».

Ancienne assistante de Xavier Oberson à l’Université, Sarah Busca Bonvin a fait ses armes chez Gillioz Dorsaz et Associés avant d’intégrer le fisc genevois. Pour y devenir, jusqu’en 2010, l’interlocutrice privilégiée des gros contribuables. «Une interlocutrice très solide techniquement, et unanimement respectée», glisse un praticien. A l’administration fiscale cantonale (AFC), Sarah Busca Bonvin a enchaîné deux carrières: une période opérationnelle à la direction des affaires fiscales, puis une fonction plus politique en tant que directrice générale adjointe, très impliquée dans les travaux préparatoires des réformes fédérale et cantonale aujourd’hui sur la table.

«Rester en contact avec la réalité du terrain»

Contactée, Sarah Busca Bonvin explique avoir souhaité retrouver le secteur privé pour deux raisons. «La première, c’est que les fonctions que j’occupe actuellement ont restreint les occasions que j’avais de discuter avec les contribuables. Or c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Il est important pour moi de rester en contact avec la réalité du terrain. Et la seconde, c’est essayer de trouver un meilleur équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle.»

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