Après l’Europe de Prague, voici celle de Strasbourg. A l’invitation du Conseil de l’Europe, Ignazio Cassis a prononcé lundi un discours devant les parlementaires de l’institution regroupant 46 Etats. Alors que l’invasion russe de l’Ukraine prend chaque jour un cours plus imprévisible, c’était l’occasion pour le président de la Confédération de livrer sa lecture des évènements, trente et un ans après Flavio Cotti, «un autre Tessinois». «En septembre 1991, mon prédécesseur évoquait les bouleversements apportés par la chute du Mur, la réunification allemande et la fin de la guerre froide. On pensait que c’était la fin de l’histoire, le triomphe de la démocratie libérale. Aujourd’hui, il faut bien constater que cette confiance n’est plus de mise, que l’histoire est cyclique. C’est la fin d’une époque. La brutale agression russe m’a ébranlé.»