Energie

Stratégie énergétique sous toit

Le parlement a définitivement avalisé la réforme. La question du référendum reste ouverte

Le groupe libéral-radical ayant en majorité décidé de soutenir la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050), celle-ci a passé avec succès le cap du vote final des Chambres fédérales. Cinq ans et demi après Fukushima, elle a été acceptée par 120 voix contre 72 et 6 abstentions au Conseil national et 35 voix contre 6 et 3 abstentions aux Etats. L’UDC la rejette en bloc, le camp rose-vert et le PDC la soutiennent alors que le PLR reste divisé (17 oui et 13 non au National).

De vives critiques ont été adressées à l’UDC dans la mesure où les éléments les plus controversés ont été édulcorés: aucun délai n’est fixé pour les centrales nucléaires, un mécanisme de soutien à l’énergie hydraulique est prévu et la durée de la taxe d’incitation pour le courant vert est limitée. Cela ne suffit pas au président de l’UDC Albert Rösti, qui trouve tous les défauts imaginables à la nouvelle loi: selon lui, des forêts d’éoliennes risquent de dénaturer «nos beaux paysages touristiques» et, «en produisant de l’énergie quand on n’en a pas besoin, les collecteurs solaires sont la technologie la plus inefficace». Des propos que les partisans de la SE 2050 qualifient d’incohérents.

La voie est désormais libre pour le référendum. Albert Rösti confirme que l’UDC a décidé de le soutenir, «à condition que nous ne soyons pas seuls». L’Union suisse des arts et métiers (USAM) décidera lundi. Son président UDC Jean-François Rime a voté non vendredi mais son directeur PLR Hans-Ulrich Bigler a voté oui.

L’adoption de la SE 2050 a un effet immédiat: l’initiative populaire «Pour l’efficacité électrique» est retirée.

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