Zones rouges italiennes et scénarios noirs au Tessin. Parmi les «zones rouges» décrétées par la Péninsule le 5 novembre, jusqu’au 3 décembre (au moins), pour freiner le virus, figurent le Piémont et la Lombardie, les deux régions jouxtant le Tessin. De sorte que tant les Italiens que les Suisses ne peuvent traverser la frontière que pour travailler ou pour des raisons de santé. Déjà sévèrement minée par l’absence de nombreux frontaliers en télétravail, l’économie du sud du canton reçoit ce décret comme un coup de massue.

«C’est comme si nous aussi étions en lockdown. Nous nous retrouvons dans une situation comparable à celle commencée le 14 mars», déplore Carlo Coen, président de la Société des commerçants du Mendrisiotto, ajoutant que Chiasso, la ville frontalière, et les routes menant aux douanes sont complètement désertes. Résidents et frontaliers ne changent plus d’argent, ne s’arrêtent plus pour acheter cigarettes et billets de loterie dans les tabacs, ne viennent plus boire le café, prendre l’apéro ou manger, rapporte-t-il.