Les citoyens ont très nettement accepté dimanche le contre-projet du Conseil d’Etat, le préférant à l’initiative d’Exit qu’ils ont rejetée. La participation atteint 43,5%. Selon les résultats définitifs, le contre-projet est accepté par 61,6% des voix (105’211 oui contre 59’160). L’initiative est repoussée par 59,11% des votants (100’966 non contre 66’390 oui).

La loi vaudoise sur la santé publique sera complétée par un article détaillé sur le suicide assisté en EMS et dans les hôpitaux publics, puisque telle était le portée limitée de ce scrutin. Ces dispositions prévoient que l’équipe soignante et l’équipe médicale du demandeur soient consultées sur les conditions cumulatives qui autorisent le suicide assisté: Le feu vert à l’assistance au suicide est donné par le médecin responsable de l’établissement, qui peut encore solliciter un autre avis.

Avec son initiative, le mouvement Exit aura donc entraîné l’inscription dans la loi du suicide assisté et, ainsi, une forme de légitimation. En revanche, le contre-projet est loin de laisser le champ libre aux candidats au suicide assisté et à l’organisation Exit, contrairement à l’initiative qui prétendait laisser la décision en leurs seules mains.

La volonté de mettre des « garde-fous » au suicide assisté était soutenue par presque tous les partis politiques. Quelques EMS qui refusent le suicide assisté pour des raisons religieuses - la plupart d’entre eux le tolèrent déjà – ne pourront plus échapper à la loi générale.