La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a admis le recours d’une mère, dont le fils s’était suicidé en 2014 dans sa cellule à Urdorf (ZH). Les policiers n’ont pas pris les mesures suffisantes pour empêcher l’homme de 40 ans de se faire du mal.

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L’homme avait eu un accident sous influence de l’alcool et de médicaments. Il avait alors avoué des pensées suicidaires aux policiers et à sa mère appelée sur place. Après avoir dû se soumettre à une prise de sang dans un hôpital, il avait été placé dans une cellule non surveillée à Urdorf.

«L’homme aurait dû être surveillé»

Le Tribunal cantonal de Zurich n’a pas donné l’autorisation nécessaire à une enquête pénale. Le Tribunal fédéral a confirmé le jugement et rejeté le recours de la mère. Les conclusions du Ministère public, selon lesquelles il n’y aurait pas de soupçons appréciables d’un comportement punissable, seraient justes.

Une vision que la CEDH ne partage pas. Les policiers n’auraient pas pris les mesures suffisantes pour protéger l’homme. Ils l’ont traité comme une personne responsable, alors qu’au vu de son état et de ses dires, il était clair qu’il était suicidaire.

En outre, une enquête pénale aurait dû être menée, conclut la CEDH. Ni le Tribunal cantonal de Zurich ni le Tribunal fédéral n’ont pris en compte le rapport de médecine légale dans leurs considérations. Ce dernier stipule que l’homme aurait dû être surveillé. Pour la CEDH, cela constitue un indice suffisant pour d’éventuels comportements punissables.