Studieux, curieux, motivé, sportif, philosophe, mais aussi triste et angoissé: dans la bouche des jeunes requérants d’asile du foyer de l’Etoile, les qualificatifs se succèdent pour décrire celui qui n’est plus. Leur camarade Alireza, Afghan de 18 ans, a mis fin à ses jours mercredi dernier, après avoir appris son renvoi vers la Grèce. Arrivé à Genève au printemps 2021, le jeune gardait un souvenir traumatique du camp de Moria, sur l’île de Lesbos, où il racontait avoir été frappé et violé par des hommes armés de barres de fer, puis s’être retrouvé livré à lui-même, dans la rue, alors qu’il était encore mineur.