Pas facile de prendre ses marques lorsque l'on est un nouveau sous la Coupole, d'autant plus lorsque l'on est l'un des parlementaires les plus jeunes. Cependant, à 27 ans, le Vert zurichois Bastien Girod sait quel message il entend faire passer durant cette législature.

Concernant l'élection d'un écologiste au gouvernement, il reste lucide. «Pour espérer décrocher un siège, il nous faut choisir la porte la plus susceptible de s'ouvrir», explique-t-il. Le jeune élu estime que «la seule stratégie à adopter consiste à attaquer les radicaux.» Pour lui, «se concentrer sur Christoph Blocher est illusoire, cet acte de combat étant avant tout un souhait de l'aile romande du parti». «Plus que la personne, ce sont les idées que nous devons pointer du doigt», juge-t-il, en arguant que «si le tribun zurichois demeure à son poste, il faudra survivre avec ça».

Doctorant en sciences de l'environnement à l'EPZ, il étudie le bilan écologique des ménages en Suisse, Bastien Girod a un premier cheval de bataille tout trouvé. Fort de cette étude, il entend faire passer un message au monde économique: «Economie et environnement ne sont pas deux domaines qui s'opposent. Il faut au contraire développer l'innovation, pour trouver des solutions», explique-t-il. Il paraît cependant difficile d'imaginer que la droite suive ce pourfendeur des 4x4, membre de l'ATE.

«Pacifistes, les Verts ont un autre message crédible à faire passer, dans l'important débat sur la violence», annonce-t-il. Violence à l'école, exportations d'armes, armes à domicile, il compte attaquer la problématique sur tous les fronts. Il compte déjà sur le soutien de son voisin de pupitre et membre tout frais du groupe des Verts, le popiste vaudois Josef Zisyadis, pour y parvenir.