Difficile de cacher son origine lorsque l'on s'appelle Tarzisius («le courageux») Caviezel et que, de surcroît, l'on officie comme président d'un des clubs de sport phares de Suisse, le Hockey-Club Davos. Inutile de chercher ses précédents mandats politiques, il n'y en a pas. Ses victoires, le radical les compte pour l'heure en titres nationaux. Le Grison va désormais mouiller son maillot pour son canton.

L'entrepreneur romanche va d'abord jouer comme défenseur des régions de montagne. «Que voulez-vous que je fasse d'autre, je ne sais pas nager?» plaisante-t-il. Selon lui, «il faut protéger les petites vallées pour éviter un exode de la population, ce qui mettrait en péril la culture et la langue qui y ont cours.» Son schéma de jeu est clair: «Diminuer les impôts, alléger les charges administratives des petites entreprises, maintenir un bon service public.» Mais il compte également enfiler quelques goals. «Je suis content d'être membre de la Commission des transports, je vais pouvoir insister pour que les cantons montagnards disposent de plus de moyens de communication. Nous devons également réfléchir au potentiel que représente notre production d'énergie avec nos barrages et en tirer plus profit», estime-t-il.

Mais le Grison ne perdra pas des yeux sa passion. Durant les pauses, il espère bien pouvoir narguer les parlementaires UDC Hans Grunder, président des Tigers de Langnau, Peter Spuhler, vice-président des ZSC Lions, et Simon Schenk, directeur sportif de GC. «Une conseillère fédérale, une chancelière, il ne manque plus que le titre de champion suisse et les Grisons seront au sommet.»