La sécurité avant tout. Telle pourrait être la maxime de Pius Segmüller. Ancien commandant de la Garde suisse pontificale de 1998 à 2002 (il avait succédé à Alois Estermann tué par le vice-caporal Cédric Tornay), Pius Segmüller a aussi été officier d'instruction des troupes de sauvetage de l'armée, chef adjoint de l'Office de la protection de la population et d'aide en cas de catastrophe du canton de Berne. Et, enfin, commandant de la police municipale de Lucerne. Aujourd'hui, outre son mandat de parlementaire fédéral, l'homme à la longue silhouette travaille à la FIFA, à 60%. Comme chef de la sécurité, évidemment.

«Dans ce domaine, tant la répression que la prévention sont nécessaires. Mais nous n'avons pas à nous montrer alarmistes», insiste celui pour qui il manque entre 2000 et 3000 policiers en Suisse. Pius Segmüller est très motivé par l'idée d'un Département fédéral de la sécurité.

Ce qu'il compte apporter à Berne en dehors de ses connaissances en matière de sécurité? «La défense des valeurs chrétiennes, bien sûr. Et la culture du débat: je serai franc et ferme, tout en respectant les opinions des autres.» Originaire d'Emmen, le colonel Pius Segmüller se situe, au sein du PDC, plutôt à droite. «Je suis un peu plus du côté bourgeois que de l'aile gauche», dit-il. Il soutient par exemple l'initiative de l'UDC en faveur de l'expulsion des criminels étrangers. Votera-t-il pour la réélection de Christoph Blocher mercredi prochain? La réponse semble aller de soi, mais Pius Segmüller tente de noyer un peu le poisson. «Je voterai en faveur de tous les conseillers fédéraux en place. Aucun n'a commis de grosse faute», répond-t-il.