Pour l’heure, Christian Varone se dit toujours candidat à la candidature pour le Conseil d’Etat. Le choix du candidat PLR aura lieu le 6 septembre prochain parmi plusieurs candidatures. Au sein de son parti, certains estiment qu’il apparaît plus comme une victime que comme un coupable et que cette aventure suscite plutôt un élan de sympathie à son égard.

Quant à ses adversaires politiques, ils ne souhaitent pas commenter cette affaire. «Personne ne prendra la parole publiquement sur l’aventure de Christian Varone parce que ce terrain-là est miné. Quoi qu’on en dise, cela pourrait se retourner contre celui qui la commente», explique-t-on. «Si quelque chose se passe, cela se fera en coulisse»

Christian Varone affirmait vendredi avoir le soutien de la présidente du Conseil d’Etat valaisan. Ses fonctions de commandant de la police cantonale ne semblent donc pas remises en question à l’heure qu’il est.

Un commandant de police a pourtant perdu son poste récemment pour une infraction commise dans le cadre privé. Le 9 juillet dernier, Stephan Reinhardt, chef de la police argovienne, démissionnait suite à un retrait de permis pour cause d’excès de vitesse. Il roulait à 86 km/h sur un tronçon limité à 60 et se défendait en disant n’avoir pas vu le panneau de limitation. «Cela affaiblit ma crédibilité de commandant», avait-il finalement déclaré en donnant son congé.

Une affaire qui n’est pas comparable à celle de Christian Varone, selon Jean-Marc Widmer, président de la Fédération suisse des fonctionnaires de police. «Cet incident n’entame aucunement la crédibilité de Christian Varone qui a largement prouvé ses compétences lors de l’accident de car de Sierre. De plus, cela aurait pu arriver à n’importe qui ne connaissant pas les lois turques», estime-t-il.