Le nouveau chef du Secrétariat d'Etat à l'éducation et la recherche (SER), Mauro Dell'Ambrogio, et le vice-ministre coréen à l'Education, la science et la technologie Park Jon-Koo ont signé mardi un accord de coopération scientifique. La Corée du Sud s'ajoute ainsi à la liste des pays que la Suisse considère comme prioritaires, liste qui comprend la Chine, l'Inde, le Japon, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Chili.

L'accord, indique le SER, s'applique à tous les domaines, y compris la recherche fondamentale. Le financement de projets inédits dépendra des instances habituelles, dont le Fonds national, mais «un investissement complémentaire des deux gouvernements est envisagé». Les responsables de la science coréens et suisses entretiennent leurs contacts par des tables rondes et des forums de science et de technologie.

Engager 300 profs étrangers

La Corée est située au 12e rang de l'OCDE en matière d'innovation, un statut qu'elle améliore constamment. La Suisse y occupe la deuxième place, après les Etats-Unis. La recherche coréenne présente des similitudes avec le paysage helvétique, notamment par la place du secteur privé dans l'effort global. Dans les deux cas, le privé représente environ 70% des dépenses de recherche. Et les deux pays ont des priorités semblables s'agissant des biotechnologies et des nanotechnologies.

Au début de l'année, le gouvernement sud-coréen a annoncé que son soutien augmentera de manière substantielle. Il compte, entre autres, investir 3,2 milliards de francs dans l'aide à la recherche fondamentale d'ici à 2010.

Parmi les hautes ambitions affichées par les autorités coréennes figure l'objectif d'engager 300 professeurs étrangers durant les prochaines années, afin de renforcer les institutions nationales. Soit une multiplication par 10 du nombre de chercheurs étrangers que compte le pays aujourd'hui.