En vue du procès d’Alieu Kosiah, l’ancien commandant d’une milice rebelle du Liberia installé en Suisse romande depuis longtemps et accusé de crimes de guerre, le Ministère public de la Confédération a fait le ménage dans le dossier en écartant totalement une partie plaignante et partiellement une autre. Dans deux arrêts, rendus publics ce jour, les juges de Bellinzone confirment la décision en soulignant que les liens entre ces deux proches et les victimes des massacres n’étaient pas assez intenses pour justifier leur qualité de lésés.

C’est le tout premier acte d’accusation dressé par le parquet fédéral – qui a sans doute enfin donné un coup d’accélérateur ce printemps pour faire taire la critique – dans le domaine du droit pénal international. Alieu Kosiah, ancien commandant du Mouvement de libération pour la démocratie (Ulimo), opposé au Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor, avait été arrêté en novembre 2014 à la suite de plusieurs plaintes.