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La Suisse est la championne du temps partiel

En Europe, les Pays-Bas et la Suisse sont les pays qui pratiquent le plus le temps partiel, indique l’Office fédéral de la statistique. La différence entre hommes et femmes demeure considérable: elles sont 59%, contre 18% d’hommes

Après les Pays-Bas, la Suisse est la championne d’Europe du temps partiel. Dans une étude publiée ce jeudi, basée sur des chiffres de l’année 2017, l’Office fédéral de la statistique (OFS) indique que le temps de travail à moins de 90% concerne près d’un tiers de la population active, «une part nettement plus élevée que la moyenne des pays européens». Le temps partiel a augmenté de plus de 8% en dix ans.

Une affaire de femmes

Il est pour l’essentiel une affaire de femmes. Elles sont trois fois plus nombreuses à travailler à temps partiel que les hommes, respectivement 59% contre 18% seulement. En revanche, en termes d’évolution du marché du travail, le temps partiel augmente désormais plus vite chez les hommes.

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Il s’accroît aussi avec l’âge: les 15 à 24 ans pratiquent le moins le travail à temps réduit, ils ne sont alors qu’un quart. Le taux monte à 42% chez les 55 à 64 ans, et plus encore chez les personnes restées actives après l’âge de la retraite.

Les trois secteurs les plus touchés par le temps partiels sont le champ culturel, l’enseignement et la santé: suivent l’immobilier et la restauration. L’agriculture connaît aussi une part élevée, à plus de 35%.

Pourquoi souhaite-t-on travailler à temps partiel, si on en a le choix? Pour la garde des enfants, avant tout: cette motivation est citée par 20% des personnes, suivie par «d’autres responsabilités familiales». Le manque d’intérêt pour le plein-temps est mentionné par 16% des sondés.

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Le point délicat est celui du sous-emploi, que les syndicats et autres défenseurs des salariés fustigent souvent comme étant du temps partiel contraint. La part de ceux qui se disent en sous-emploi, c’est-à-dire qui voudraient travailler à plein temps demeure cependant modeste: 7,5% du total. Là aussi, les femmes sont bien plus touchées, elles sont trois fois plus nombreuses que les hommes à souhaiter travailler à plein temps.


57% des Suisses font partie de la classe moyenne

Un peu plus de la moitié de la population suisse fait partie de la classe moyenne. La part des personnes à revenus moyens s’est stabilisée à 57,5% de la population suisse en 2016, soit au même niveau qu’en 2014, indique encore l’OFS.

La classe moyenne comprend toutes les personnes vivant dans un ménage qui dispose d’un revenu brut compris entre 70 et 150% du revenu brut équivalent médian de l’année d’observation en question, soit 5614 francs en 2016. Ce qui équivaut pour une personne seule à une fourchette entre 3930 et 8427 francs. Et pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans, entre 8253 et 17 685 francs.

«Après avoir brièvement progressé en 2009, la part représentée par la classe moyenne a de nouveau baissé jusqu’en 2013/2014, la part des groupes à bas et à hauts revenus augmentant en parallèle. Après une légère augmentation en 2015, la part des personnes à revenus moyens se stabilise à 57,5% de la population en 2016, soit au même niveau qu’en 2014», indique l’OFS. ATS

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