D’autres Etats neutres comme l’Autriche ont déjà occupé un siège au sein du Conseil de sécurité, relève la présidente de la Confédération dans une interview diffusée lundi par l’«Aargauer Zeitung».

La neutralité interdit de prendre part à des conflits armés, rappelle Micheline Calmy-Rey. Le Conseil de sécurité a dans un certain sens la fonction d’un policier qui doit imposer la paix dans le monde, poursuit la conseillère fédérale.

Un siège au Conseil de sécurité serait une bonne opportunité pour défendre les intérêts de la Suisse et œuvrer en faveur d’une réforme de cet organe, indique la Genevoise. La Suisse a tenté de rendre le travail du Conseil plus transparent, ajoute-t-elle.

Les chances d’une candidature pour 2024 demeurent intactes. Les Commissions de politique extérieure du Conseil des Etats et du Conseil national s’y sont déclarés favorables l’automne passé.