Sur Twitter, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a regretté la décision du président américain Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Les Etats-Unis ont une «responsabilité envers la planète» en tant que deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de CO2.

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Reste à déterminer si les Etats du pays et la société américaine renonceront à poursuivre la voie vers plus d’énergies renouvelables, a réagi la ministre de l’environnement. «La Suisse maintient son cap et continue de soutenir l’accord de Paris sur le climat. La restructuration de notre approvisionnement énergétique, avec moins d’énergies fossiles et plus d’énergies renouvelables, représente une opportunité pour une économie innovante et durable», a-t-elle précisé.

Le chef des affaires internationales à l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), Franz Perrez, ne voit pas de menace pour les objectifs de l’accord de Paris. L’accord est prévu pour le long terme, jusqu’à la fin du siècle, souligne-t-il.

Les ONG regrettent

Greenpeace Suisse a dénoncé dans un communiqué un «retour en arrière». «Avec cette décision, le gouvernement des Etats-Unis sabote l’accord de Paris et laisse le «leadership» en matière de lutte contre le réchauffement climatique à la Chine et à l’Union européenne», déclare Georg Klingler, expert des questions liées au climat pour Greenpeace Suisse, cité dans le communiqué de l’ONG.

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Pour Thomas Vellacott, directeur général du WWF Suisse cité dans un communiqué, «Donald Trump ignore les faits scientifiques concernant le dérèglement climatique et tourne le dos aux propres intérêts des Etats-Unis». Il ajoute que le tournant énergétique se poursuit au niveau mondial et que la décision de Donald Trump «n’y changera rien».

Du côté des partis politiques, la présidente des Verts suisses, Regula Rytz, demande des mesures de la part de la Suisse, a-t-elle indiqué. Selon elle, la Suisse doit convoquer l’ambassadeur américain et lui expliquer que les choses ne fonctionnent pas de la sorte. Les Verts préparent également une intervention, dans laquelle ils demandent l’introduction d’une taxe sur le CO2 pour les produits américains.