Voici une décision qui ouvre de vastes perspectives d’enquêtes en Suisse. La procédure sur l’assassinat de l’opposant iranien Kazem Radjavi, criblé de balles à Coppet (VD) le 24 avril 1990 par un commando venu de Téhéran, est relancée. Le frère de la victime a obtenu du Tribunal pénal fédéral l’extension de l’instruction à des crimes de génocide et crimes contre l’humanité grâce à la reconnaissance d’une forme de «rétroactivité limitée» qui permet de poursuivre de tels actes même si ceux-ci ont été commis avant l’entrée en vigueur des dispositions réprimant les pires des atrocités.