Berne durcira dès samedi ses sanctions à l’encontre de la Syrie. Le Conseil fédéral a décidé vendredi de suivre les décisions prises il y a une semaine par l’UE. But: éviter que l’on se tourne vers la Suisse pour contourner les mesures de rétorsion européennes.

Il sera désormais interdit d’octroyer prêts et crédits aux personnes ou entités syriennes actives dans l’exploration, la production ou le raffinage de pétrole brut. Plus question non plus d’acquérir ou d’augmenter une participation dans ce type d’entités et de créer une co-entreprise avec elles. Ces interdictions ne s’appliquent cependant pas aux contrats conclus avant samedi.

Il sera également défendu de livrer ou de vendre à la Banque centrale de Syrie des pièces ou des billets neufs libellés en monnaie syrienne. Selon le Conseil fédéral, les conséquences économiques de ces nouvelles mesures devraient être minimes. Pour l’heure, on n’a pas connaissance d’investissements suisses dans le secteur pétrolier syrien, affirme-t-il.

La Suisse a déjà décrété un embargo sur les biens d’équipement militaires, une interdiction de livrer des biens susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne et une interdiction d’importer du pétrole et des produits pétroliers.

Elle a édicté des sanctions financières et des restrictions de déplacement contre 54 personnes et 12 entreprises syriennes. Quelque 45 millions de francs ont été gelés.