Le président du PDC suisse, Gerhard Pfister, ne prend aucun détour: la candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU serait une erreur. Dans une tribune publiée dans la Weltwoche en février, il le relève. Si un Etat met à mal la paix mondiale, le Conseil de sécurité peut décider de mesures militaires pour le remettre à l’ordre et la Suisse devrait s’aligner. «A une époque où précisément le nombre de conflits augmente, où les équilibres géopolitiques changent, il est important que la Suisse compte sur ses propres forces. Elle n’a pas grand-chose à apporter au Conseil de sécurité de l’ONU car les membres permanents (P5) bloquent de toute façon les décisions importantes par leur veto.»

Horizon 2023

Convoiter un siège au Conseil de sécurité ne participe pourtant pas d’une lubie soudaine. Déjà dans le message relatif à l’initiative populaire «Pour l’adhésion de la Suisse à l’Organisation des Nations unies» du 4 décembre 2000, le Conseil fédéral avait indiqué qu’une présence pleine et entière de la Suisse au sein de l’ONU comportait également la possibilité de siéger au Conseil de sécurité. La Suisse a de fait officiellement déposé sa candidature en 2011 pour la période 2023-2024.