La Libye demeure en effet soumise, tout comme une douzaine d’autres pays, à un système de procédure de consultation. Chaque fois qu’une demande d’établissement ou de prolongation de visa Schengen est déposée par un Libyen, les autorités de l’Etat concerné doivent obtenir l’accord de la Suisse.

Cette pratique n’est pas directement liée à l’affaire Kadhafi: elle date de la mise en vigueur de l’acquis Schengen en décembre 2008. D’autres pays ont d’ailleurs recours à cette procédure de consultation.

En cas de veto suisse, les autres Etats conservent la possibilité d’émettre un sésame national. Le 5 avril, une nouvelle réglementation entrera en vigueur. Ce code prévoit l’octroi exceptionnel de visas à territorialité limitée aux pays extra-européens, valables seulement dans certains Etats Schengen.