Politique

En Suisse, Hassan Rohani a refusé de serrer les mains de femmes

En visite diplomatique dans le pays en début de semaine, le président iranien n'a pas voulu s'écarter des usages de l'islam conservateur. Un protocole alternatif a dès lors été mis en place

Il a fallu imaginer un compromis. En visite diplomatique en Suisse en début de semaine, le président iranien Hassan Rohani aurait refusé de serrer la main de Simonetta Sommaruga, indiquent nos confrères de La Liberté samedi. Les organisateurs de la rencontre ont dû dès lors imaginer un protocole alternatif durant lequel personne n'a serré la main de personne.

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Seule exception, lors de l'arrivée de la délégation iranienne en Suisse. Là, les deux présidents, Alain Berset et Hassan Rohani ont échangé «l'unique poignée de main» de la visite, selon le Département fédéral des Affaires étrangères, cité par le quotidien fribourgeois.

Tableaux et sculptures cachés

Le séjour de la délégation iranienne a été marqué par un autre événement du même type. L'hôtel Bellevue, à Berne, qui accueillait les Iraniens, a dû provisoirement enlever ou cacher des tableaux ou des sculptures montrant des personnes dénudées ou partiellement vêtues «pour ne pas choquer la morale islamique conservatrice», affirme La Liberté.

Si les représentants politiques interpellés par le journal se montrent tous virulent – «c'est intolérable», tempête Jean-Luc Addor (UDC/VS), «extrêmement regrettable», selon Didier Berberat (PS/NE) – le Conseil fédéral tente plutôt de calmer le jeu.

Une source proche des sept sages citée par La Liberté assure ainsi que «cela était prévu depuis le début; le but a donc été que Simonetta Sommaruga ne subisse pas un traitement différents» de ses homologues masculins.

Cette histoire rappelle la voyage en Iran de Micheline Calmy-Rey, alors ministre des Affaires étrangères. Cette dernière avait choisi de porter un voile lors de cette visite, ce qui avait provoqué une vive polémique en Suisse. 

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