Le voyage de Didier Burkhalter, comme président de l’OSCE en Russie, est loué par l’Autriche et l’Allemagne, souligne le SonntagsBlick. Mais la Suisse a prévu d’envoyer l’un de ses représentants à une conférence internationale sur la sécurité organisée par la Russie, explique la NZZ am Sonntag. En raison de la situation en Ukraine, les USA, le Canada et la Suède ont annulé leur participation à cette rencontre qui aura lieu les 23 et 24 mai à Moscou. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) estime qu’en l’état des choses sa participation est toujours prévue et que le renoncement d’autres pays ne peut être un modèle pour la Suisse.

Le même week-end, d’autres «visiteurs suisses de marque » seront en Russie pour un forum économique à Saint-Pétersbourg. Pendant que le consultant du président américain Barack Obama a en partie réussi à contraindre les directeurs des grandes entreprises américaines à battre en retraite, les entreprises suisses inscrites n’évoquent pas d’annulation. L’industrie ABB, le négociant en matières premières Glencore et la pharma Novartis maintiennent leur participation. Le Crédit Suisse ou UBS figurent aussi sur la liste des participants, mais leurs porte-paroles refusent de s’exprimer.

Le Crédit Suisse est aussi sous le feu des critiques émanant de politiciens suisses au sujet du litige fiscal qui l’oppose aux Etats-Unis, dans la NZZ am Sonntag. Le président du Parti Socialiste (PS), Christian Levrat, estime que le chef de la banque, Brady Dougan, son président Urs Rohner et le responsable du service juridique, Romeo Cerutti, doivent se retirer. Le président du Parti Bourgeois-démocratique (PBD), Martin Landolt, demande aussi un changement. «Ce n’est certes pas idéal si ce sont les mêmes personnes qui veulent résoudre ce qui s’est passé alors qu’elles étaient déjà autrefois dans une position de responsable », dit-il à la NZZ. Les experts américains affirment que les dirigeants de la banque pourraient aussi être mis sous pression.

La démission du conseiller national Christoph Blocher est l’un des sujets phares de la presse dominicale. Selon la Schweiz am Sonntag, la SonntagZeitung et Le Matin Dimanche, après son départ du Conseil national prévu à la fin mai, Christoph Blocher entend allouer de gros moyens financiers à sa lutte contre une adhésion à l’Union européenne. Il estime que l’organisation qui devra lutter contre cette adhésion devra compter au minimum 30 000 adhérents. « UE-Non » doit être une puissante force de combat», explique l’ancien conseiller fédéral, qui est prêt à s’engager financièrement. «Si cela est nécessaire et que les dons ne sont pas suffisants, je paierai moi-même.»

Enfin, Hervé Falciani, l’ancien informaticien de la Banque genevoise HSBC, se lance en politique. Il est le candidat phare du parti espagnol X, selon la NZZ am Sonntag. Pour avoir dénoncé l’évasion fiscale et la corruption, il est devenu un héros aux yeux de ce parti, en partie issu du mouvement des indignés.