Nouvelle étape dans l’intégration de la Suisse à l’espace Schengen: signé ce matin à Bruxelles, l’accord sur la participation helvétique à l’agence Frontex de gestion des frontières extérieures de l’UE fait de la Confédération un acteur plein et entier sur ces questions décisives pour l’Union. L’accord vaut aussi pour le Liechtenstein, également signataire.

Pour l’heure, la Suisse dispose au sein de l’agence européenne Frontex basée à Varsovie d’un statut d’observateur. Une fois l’accord entrée en vigueur - après sa ratification par l’UE et l’une des deux autres parties - elle disposera d’un siège et d’un droit de vote. La Confédération avait dans le passé déja travaillé, sur une base provisoire, avec l’agence Frontex, notamment dans le cadre des dispositifs policiers mis en place au moment de l’Euro 2008 de football.

La coopération opérationelle avec l’agence Frontex a été autorisée par le parlement le 3 octobre 2008. La ratification de l’accord devrait donc être rapide, tout comme le déblocage de la contribution budgétaire annuelle de la Suisse au dispositif, estimé entre 2,3 et 2,7 millions de francs.

La Confédération s’est engagée à participer aux équipes d’intervention rapides aux frontières, déployées pour stopper les filières d’immigration clandestine ou stopper les trafics vers l’UE. Mais elle pourra refuser de joindre telle ou telle mission, si ses capacités opérationnelles ne lui permettent pas de libérer à temps le personnel requis (policiers, douaniers, garde-frontières...). La surveillance des frontières extérieures continue d’ailleurs de relever de la respon¬sabilité des différents Etats membres de l’UE.