Alors que les opposants ou les anciens espions se retrouvent empoisonnés à l’aide de neurotoxiques de type militaire ou que la Russie reste le pays le plus condamné par la Cour européenne des droits de l’homme (186 arrêts sur 198 rendus en 2019 constatent au moins une violation), la Suisse peut-elle continuer à livrer des personnes aux autorités de cet Etat? Les juges de Bellinzone répondent par l’affirmative à l’issue d’une décision de 37 pages, datée du 11 août dernier et publiée ce jour, qui donne son feu vert à l’extradition de l’ancien président de la Baltic Bank moyennant certaines conditions. Le Tribunal fédéral, saisi d’un recours, aura le dernier mot.

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