Les montants sont impressionnants. Plus de 100 millions d’euros pour l’Italie, 80 millions pour la France et environ 50 millions pour l’Espagne. Annuellement, ce sont les sommes dont les trois plus gros producteurs de vins européens disposent pour promouvoir leurs nectars et ce, uniquement dans les pays qui ne font pas partie de l’Union européenne. A côté, les quelque 6 millions de francs dont dispose Swiss Wine Promotion pour mettre en avant les vins suisses paraissent ridicules.

«Nous évoluons en catégorie amateur, alors qu’ils jouent dans l’élite», image Nicolas Joss. Le directeur de Swiss Wine Promotion (SWP) assure ne pas «pouvoir régater». La Suisse est un pays particulièrement intéressant pour les entreprises vitivinicoles européennes. Avec un pouvoir d’achat élevé, les Helvètes sont des cibles idéales pour la vente de vins à haute valeur ajoutée, faisant de la Suisse un des pays tiers les plus prisés, avec les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Mexique, le Canada et la Russie. A elles seules, ces sept nations regroupent près de trois quarts des actions promotionnelles menées par des entreprises vitivinicoles du Vieux-Continent.