Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Pour la présidente de la Confédération Doris Leuthard, le plus difficile reste à faire: défendre la loi sur le CO2, attendue cette année encore.
© ALESSANDRO DELLA VALLE

Climat

La Suisse ratifie l'Accord de Paris sur le climat sans histoire

Après l’indignation provoquée la semaine dernière par la décision de Donald Trump, les sénateurs radoucissent l’ambiance. Le Conseil des Etats plébiscite le texte par 39 voix contre 3

Un bon point pour Donald Trump: en décidant la semaine dernière de quitter l’Accord de Paris sur le climat, le président américain a aussi réanimé le débat. Et loin de faire des émules, il a surtout renforcé la volonté des Etats signataires d’honorer les engagements pris. Dont celle de la Suisse.

Un score élevé

Après le Conseil national, le Conseil des Etats a accepté ce mercredi la ratification du texte par 39 voix contre 3 et deux abstentions. Un score canon pour un débat bien plus paisible qu’en mars dernier, lorsque quelques conseillers nationaux UDC s’étaient déchaînés contre ce projet et avaient tenté en vain de le torpiller.

A ce sujet: Les climatosceptiques sont bien représentés au parlement

Mercredi, les sénateurs UDC ont certes émis des doutes sur la pertinence de cet accord. Mais sur un tout autre ton. Werner Hösli (UDC/GL) voit dans cet accord «une machinerie incontrôlable». Il estime également qu’un Etat n’a pas besoin de ratifier un texte pour s’engager contre le réchauffement climatique. Sa position est restée largement minoritaire, tout comme ses propositions pour freiner la marche helvétique.

Une promesse ambitieuse à tenir

Contrairement aux Etats-Unis, la Suisse ne sortira donc pas du rang. Mais la promesse de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030 par rapport à 1990 doit maintenant se concrétiser. La conseillère fédérale Doris Leuthard présentera cette année encore une révision de la loi sur le CO2.

Après le retrait américain: Six questions pour cerner un monde chauffé à blanc

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a