La seconde vague de coronavirus déferle sur l’Europe. Mais, comme lors de la première, Berne et Rome se sont engagés malgré tout à maintenir ouverte leur frontière commune et à continuer de n’appliquer aucune quarantaine à quiconque vit dans les zones frontalières. La Suisse a toujours besoin des quelque 4000 Italiens travaillant dans le domaine de santé tessinois. Les deux voisins poursuivent ainsi leur collaboration sur le plan sanitaire. La présidente helvétique Simonetta Sommaruga s’en est réjouie mardi après une rencontre avec le premier ministre Giuseppe Conte.

Le coronavirus a permis la naissance d’une relation particulière entre les deux gouvernants. Le président du Conseil italien est le dirigeant étranger avec qui la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication a eu le plus de contacts durant la crise sanitaire. «La Confédération a beaucoup appris de l’Italie, le premier pays européen à avoir été touché par le virus», confirme la présidente à la presse suisse à Rome. «Une amitié est née au téléphone, confie-t-elle encore, avant notre première rencontre personnelle» ce mardi.