Berne «a toujours respecté ses engagements dans les accords passés jusqu’ici avec la Libye», a relevé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans une prise de position transmise à l’ATS.

La Suisse est comme avant prête à négocier, avec des moyens diplomatiques et en commun avec la Libye, «afin de trouver une solution constructive». Et le DFAE de souligner que la Suisse est soutenue dans ces négociations par la présidence espagnole de l’Union européenne (UE) ainsi que par l’Allemagne.

L’ambassadeur libyen auprès de l’ONU Ibrahim Aldredi a lu jeudi lors d’une conférence de presse à Genève une déclaration écrite dans laquelle il justifie les actions de la Libye depuis le début de la crise et accuse la Suisse d’avoir refusé de négocier. Les relations entre la Suisse et la Libye peuvent être normalisées à quatre conditions, a indiqué l’ambassadeur.

Ce sont la création d’une commission d’arbitrage, le jugement des responsables de l’arrestation d’Hannibal Kadhafi, en août 2008, une enquête sérieuse sur les photos du fils du colonel publiées dans la «Tribune de Genève» en août 2009 et la levée de l’interdiction à plus de 180 dirigeants et citoyens libyens de recevoir des visas Schengen.

»Nous sommes désireux de résoudre la crise avec la Suisse. C’est la Suisse qui retarde une solution», a déclaré Ibrahim Aldredi.