Berne représentera les intérêts de Moscou à Tbilissi, suite à la rupture des relations diplomatiques intervenue en août dernier entre la Russie et la Géorgie. Pascal Couchepin avait confirmé jeudi, à l'issue de la séance du Conseil fédéral, la disponibilité de la Suisse, qui allait de soi dans la mesure où c'est la grande tradition de la diplomatie helvétique, si la Russie en faisait officiellement la demande.

La publication officielle de la demande russe, vendredi soir, sur le site internet du Ministère des affaires étrangères à Moscou, a permis au DFAE à confirmer la nouvelle. Si l'acceptation de la Géorgie n'était pas encore formulée officiellement vendredi soir, elle ne fait aucun doute.

Une certaine confusion

Le fait que les déclarations de Pascal Couchepin n'aient pas été d'une absolue clarté jeudi avait entraîné une certaine confusion. Le président de la Confédération avait annoncé une rencontre avec Nicolas Sarkozy la semaine prochaine à Evian. Plus concrètement, il participera à la première conférence mondiale de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, créé par Thierry de Montbrial. Cette rencontre, qui a vocation à devenir une manifestation annuelle, pourra compter sur la présence, au bord du Léman, de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernements, ainsi que du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. La venue des présidents Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev est confirmée pour le 8 octobre. C'est dans ce cadre que Pascal Couchepin devrait rencontrer le président français.

Par contre, contrairement à ce qu'indiquait Pascal Couchepin jeudi, aucune rencontre n'est agendée entre Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev en octobre à Genève. La réunion prévue à propos de la stabilité dans le Caucase devrait bien se tenir à la mi-octobre à Genève, sous les auspices de l'OSCE et de l'Union européenne, mais au niveau des experts, pour autant que la Géorgie accepte la présence de représentants de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.