La Suisse et l’UE, c’est une histoire d’amour-haine. Dimanche, les citoyennes et citoyens ont plébiscité la voie bilatérale en rejetant à une majorité de 62% l’initiative de l’UDC qui voulait résilier l’accord sur la libre circulation des personnes. Et pourtant, jamais la conclusion d’un accord-cadre – le prochain obstacle à franchir pour stabiliser la relation à long terme – n’a paru aussi lointaine. Au Conseil fédéral, le ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, paraît bien seul à vouloir parapher rapidement le document. En août dernier, les partenaires sociaux ont envoyé une lettre au gouvernement lui enjoignant d’améliorer le texte actuel. Et tout récemment, l’ancien conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a dit tout haut dans la NZZ ce que beaucoup pensent tout bas: «L’accord institutionnel est une perte de souveraineté pour la Suisse.» Par conséquent, il faut selon toute vraisemblance le renégocier.

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