Les Suisses boivent de moins en moins de vin. Au début des années 1990, la consommation s’élevait à 317 millions de litres. Elle n’était plus que de 274 millions l’an passé, soit 37 litres par habitant. La décrue est marquée pour les blancs indigènes – catégorie dans laquelle le chasselas se taille la part du lion: en 2001, il représentait 21% de la consommation totale de vin en Suisse, chiffre qui est tombé à 17,5% en 2011. Malgré ce recul, les blancs ont gagné des parts de marché par rapport aux rouges (de 30 à 31,5%). Une évolution qui illustre l’attrait très fort des blancs étrangers.

Cette situation a entraîné une forte augmentation des stocks, tendance encore renforcée par une vendange 2011 abondante.

Au 31 décembre dernier, on recensait 242 millions de litres de vin en stock, dont 178 millions de litres de vins indigènes (+5,9%) répartis à parts presque égales entre rouges et blancs.

La nature de la consommation a aussi changé. Si les Suisses boivent moins – le vin de soif a quasi disparu des bistrots –, ils boivent mieux et achètent des vins en moyenne plus chers. Environ 40% des vins suisses sont vendus dans la grande distribution.