«J’ai prétendu que je pouvais devenir violent avec une arme entre les mains»; «Je leur ai dit que j’étais incapable de dormir hors de chez moi et ils m’ont laissé partir dès le premier jour de recrutement»; «J’ai dit que je ne supportais pas l’autorité.»

Ces témoignages anonymes, que Le Temps a obtenus, ont permis à des citoyens suisses de se soustraire au service militaire lors du recrutement. Ils attestent de la facilité avec laquelle les conscrits récalcitrants peuvent se faire réformer du service militaire en se faisant passer pour des personnes instables psychologiquement.