Raccourci, tronqué, édulcoré. Le rapport, ou plutôt le tableau que le Conseil fédéral a rendu public le 14 juin sur les conséquences de l’absence d’un accord-cadre avec l’UE ne correspond qu’à moitié à sa version de l’automne dernier. Ce qu’a révélé le Tages-Anzeiger en dit long sur la politique de communication poursuivie par le gouvernement dans le dossier européen. Le Conseil fédéral a non seulement court-circuité le parlement, mais il lui a aussi en partie menti. «C’est très irrespectueux», regrette Eric Nussbaumer (PS/BS), membre de la Commission de politique extérieure (CPE) et président du Nouveau mouvement européen suisse (Nomes).

Lire également: Pour Sebastian Kurz, le dossier suisse doit devenir une affaire de chefs d’Etat