C’est une énorme surprise: ce sont les propres services de la Confédération qui établiront le futur certificat covid, qui doit être lancé fin juin. Vendredi matin, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé que la solution de l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT) a été choisie. Cette solution était encore en lice face à celle des entreprises lausannoises ELCA et Sicpa. Entre-temps, PharmaSuisse et la FMH avaient eux aussi manifesté leur intention de créer ce certificat.

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C’est une surprise, car il semblait que la solution conjointe d’ELCA et de Sicpa était favorite ces derniers jours. Mais un élément, présent dans le communiqué de presse de l’OFSP, donne un indice sur la raison de ce choix. «La solution de l’OFIT est compatible avec celle de l’Union européenne (UE), sécurisée, limitée au minimum technique nécessaire et son code source (open source) est rendu public. Ce critère était déterminant pour la sélection», écrivait vendredi l’OFSP. Il est tout à fait possible qu’ELCA et Sicpa n’aient pas voulu rendre public le code source de leur solution.

Médecins et pharmaciens de la partie

A aucun moment l’OFSP ne mentionne, dans son communiqué, les deux entreprises lausannoises. Mais l’office écrit que «La Fédération des médecins suisses (FMH) et la Société suisse des pharmaciens (PharmaSuisse) sont impliquées dans le projet. Les cabinets médicaux et les pharmacies qui travaillent, par exemple, avec une solution HIN pour identifier et gérer les données des patients en toute sécurité doivent pouvoir continuer à le faire sur une interface sans changer de système.»

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Vendredi, l’OFSP réaffirmait que «le certificat doit être convivial et disponible facilement sur smartphone ou sur papier. Son contrôle doit aussi être rapide. Par ailleurs, la sécurité des données doit être garantie. Les données personnelles ne sont pas enregistrées de manière centralisée.» Il est aussi convenu que le certificat suisse soit compatible avec le «certificat vert numérique» de l’Union européenne. «Dans le cadre d’un projet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Suisse participe à l’élaboration d’un certificat reconnu au niveau international (Smart Vaccination Certificate)», écrit aussi l’OFSP.

L’OFIT développe actuellement la solution et fournira des informations détaillées lors de l’un des prochains points de presse avec les professionnels du secteur, annonce l’OFSP.

(Développement suit)