La loi sur la prévention et la promotion de la santé obtient un sursis. Après l’avoir repoussée de justesse en décembre, le Conseil des Etats a accepté vendredi d’entrer en matière grâce à la voie prépondérante de son président, le PLR appenzellois Hans Altherr.

La loi vise notamment à lutter contre les maladies chroniques, susceptibles d’engendrer des coûts élevés, en raison du vieillissement de la population. Une stratégie nationale de prévention devrait être mise en place. Les moyens seraient en partie puisés dans les primes de l’assurance maladie.

Les dépenses pour la prévention et la détection précoce de maladies se montent déjà 1,5 milliard de francs par an, a fait valoir Christine Egerszgegi (PLR/AG). Mais il faut améliorer la coordination et il n’y aura pas d’explosion des dépenses.

Emmenée par l’UDC Alex Kuprecht, la minorité estime que la santé relève de la responsabilité individuelle. Elle averti que de nouvelles prescriptions fédérales risquaient de creuser les budgets cantonaux pour l’application, un problème surtout pour les petits cantons.

«Quelque 80% des journées d’hospitalisation et trois quarts des coûts découlent des maladies chroniques, a rappelé le ministre de la Santé, Alain Berset. Le système de prévention ayant des faiblesses largement reconnues, il faut agir. Refuser la discussion n’est certainement pas la solution.»