A côté de la criminalité sur internet, la lutte contre la traite des femmes ou les renvois sous la contrainte représentent deux autres domaines où l’engagement des policiers est délicat. Il est important qu’il soit proportionnel et professionnel, a relevé la conseillère fédérale.

Evoquant la criminalité sur internet, Simonetta Sommaruga a indiqué que le Conseil fédéral allait décider dans les prochaines semaines comment il comptait procéder avec la révision de la Loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT). Ce texte doit contenir les moyens permettant de lutter contre cette nouvelle forme de criminalité.

Le gouvernement a cependant déjà dû faire marche-arrière une première fois après que le Parlement lui a renvoyé sa copie qu’il estimait empiéter par trop sur la protection de la vie privée. Un nouveau projet n’a pas non plus connu un accueil très positif l’an dernier en procédure de consultation.

Un des principaux points d’achoppement est l’utilisation de logiciels appelés «chevaux de Troie» qui permettent entre autres de suivre les manipulations effectuées sur le clavier d’un ordinateur ou d’en scanner le disque dur. Un type analogue de surveillance avait provoqué une telle levée de boucliers en Allemagne que son usage systématique avait fini par être jugée anticonstitutionnelle.

Un tel logiciel d’espionnage a été utilisé dans de rares cas en Suisse pour décrypter des contenus codés, oraux ou écrits, avec l’aval du Ministère public de la Confédération et du Tribunal pénal fédéral. Simonetta Sommaruga assure qu’elle n’introduira aucune nouvelle mesure dans la loi et la pratique sans qu’elle en soit d’abord convaincue.