L'enquête sur l'attentat du 22 janvier 2001, qui a partiellement détruit le tribunal d'Annecy sans faire de victime, semblait piétiner. Elle est sur le point aboutir avec la mise en examen, jeudi après-midi, d'un entrepreneur haut-savoyard par le juge d'instruction Gilbert Thiel de la cellule antiterroriste de Paris. Confirmant l'information révélée par l'agence de presse AP, un fonctionnaire du tribunal d'Annecy précise que «le suspect a été interpellé en Haute-Savoie quelques heures avant sa présentation devant le juge parisien».

Attribuée dans un premier temps aux nationalistes corses, l'explosion d'une bombonne de gaz, qui a provoqué des dégâts à hauteur de 25 millions francs français (5 millions de francs), serait donc un acte de vengeance. Le suspect avait d'ailleurs déjà été interrogé au mois de mars lors d'une garde à vue. Les enquêteurs s'intéressaient à lui car il avait fortement critiqué plusieurs décisions rendues par la justice à son encontre. Toutefois, aucune charge n'ayant été retenue contre lui, il avait été relâché. Fin novembre, l'entrepreneur a été entendu une seconde fois puis relâché. Entendu par le juge parisien, le Haut-Savoyard continuait de nier être impliqué dans l'attentat.