L’essentiel

La Suisse compte 3170 nouveaux cas, 97 hospitalisations et 21 décès supplémentaire depuis vendredi. Des chiffres en augmentation.

Dès ce lundi, tous les tests rapides sont gratuits en Suisse. Un changement de stratégie du gouvernement qui doit permettre un assouplissement des restrictions.

Une dizaine de pays, dont l’Allemagne, ont suspendu par précaution l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca, après le signalement d’effets secondaires «possibles», mais sans lien avéré à ce stade.

Retrouvez le suivi de la journée  de dimanche


■ Lonza reçoit une licence pour produire des vaccins Covid-19

L'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic a accordé à Lonza une nouvelle licence d'exploitation pour la production de la substance active du vaccin Covid-19 de Moderna. Aucune date sur le lancement de la production n'a pour le moment été dévoilée.

Le sous-traitant de l'industrie pharmaceutique pourra désormais produire la substance active du vaccin Moderna dans son nouveau site de production à Viège, indique un communiqué publié lundi.

L'autorisation a été accordée la semaine dernière à la suite d'une inspection réussie des installations.


■ La France et l’Italie suspendent la vaccination avec AstraZeneca

La France et l’Italie ont suspendu lundi «par précaution» l’utilisation du vaccin anti-Covid-19 du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca. Les deux pays attendent un avis de l’Agence européenne du médicament (EMA), qui doit être rendue mardi.

Lors d’une conférence de presse, le président français Emmanuel Macron a dit «espérer reprendre vite» la vaccination avec ce sérum «si l’avis de l’autorité européenne le permet».

Cette décision de suspension intervient «après de nouvelles informations concernant des thromboses de veines cérébrales en lien avec la vaccination en Allemagne et en Europe», selon la même source. L’Agence européenne des médicaments (EMA) «décidera si et comment les nouvelles connaissances (sur ces effets secondaires) se répercutent sur l’autorisation du vaccin», a ajouté ce porte-parole.


■ L’Allemagne aussi suspend l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca

Alors que plusieurs pays ont déjà pris une telle mesure, le gouvernement allemand a décidé «à titre préventif» de ne plus utiliser le vaccin du laboratoire anglo-suédois, a annoncé le ministère de la Santé.

L’institut médical Paul-Ehrlich, qui conseille le gouvernement, «estime que d’autres examens (sont) nécessaires», après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées en Europe, a précisé un porte-parole du ministère.


■ L’opéra de Lyon occupé par des étudiants en arts

Une cinquantaine d’étudiants issus des filières artistiques de Lyon ont débuté une occupation de l’opéra de cette ville, fermé en raison de la pandémie, en solidarité avec les intermittents du spectacle, rapporte l’Agence France-Presse.

«On voulait réagir car on est à la jonction de deux endroits: le monde de la culture et celui des étudiants», explique Lucas Martini, 23 ans, étudiant en première année à l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT), et l’un des porte-parole de cette action. Dans un communiqué, la direction de l’opéra affirme partager «l’objectif que cette occupation ne mette pas en péril les répétitions, les résidences et les captations audiovisuelles prévues dans les prochains jours et semaines» et qu’elle se fasse «selon un protocole sanitaire défini et rigoureusement respecté».


■ Fête illégale en Gruyère

Quelque 120 personnes ont été évacuées par la police cantonale fribourgeoise au Bry (FR) dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit de jeunes, âgés entre 20 et 25 ans et provenant essentiellement de cantons romands, qui s’étaient rassemblés dans une habitation. Les jeunes faisaient la fête, «en consommant différents alcools et sans respecter les mesures sanitaires», a indiqué la police fribourgeoise. Les personnes ont été évacuées dans le calme et les faits seront dénoncés aux autorités compétentes. «Pour l’heure, les premières investigations entreprises ont permis d’établir que l’organisateur, un homme de 23 ans habitant un canton voisin, avait loué la demeure pour le week-end», a précisé la police.


■ 3170 nouveaux cas en 72 heures

La Suisse compte lundi 3170 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). 21 décès supplémentaires sont à déplorer et 97 malades ont été hospitalisés. En comparaison hebdomadaire, le nombre de cas repart à la hausse, alors que les nombres de décès et d’hospitalisations restent stable.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 71 277 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 4,45%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 16 123. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 186,51 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,13.

Depuis le début de la pandémie, 573 815 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 5 458 758 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9434 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 24 132.

Quant aux variants du coronavirus, 15 825 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à présent, dont 4852 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 181 au variant sud-africain (B.1.351) et 7 au variant brésilien (P.1). Dans les cas restants, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Le pays dénombre par ailleurs 11 859 personnes en isolement et 21 805 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 3930 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ Les projets suisses de vaccin n’étaient pas assez avancés

L’Office fédéral de la santé publique a évalué différents projets de vaccins produits en Suisse au début de la pandémie. Mais aucun n’était parvenu au stade de développement des meilleurs projets internationaux. Les vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech autorisés par Swissmedic sont déjà fabriqués en Suisse ou le seront une fois les travaux préparatoires achevés, indique lundi le Conseil fédéral en réponse à une interpellation de Fabian Molina (PS/ZH).

Trois projets avaient été lancés:

  • L’un était développé par l’immunologue Martin Bachmann de l’Hôpital de l’Ile à Berne. Il travaillait sur un vaccin ciblant les protéines Spike à la surface du Sars-Cov-2. Dans l’émission Puls de la télévision suisse alémanique, il avait expliqué que son produit était beaucoup plus compliqué à produire qu’un vaccin ARN.
  • Un deuxième, développé par l’immunologue bâlois Peter Burkhard, a échoué pour des raisons de financement. Il était basé sur des nanoparticules de protéines auxquelles auraient été «collées» les protéines Spike du virus.
  • Le troisième venait de la start-up fribourgeoise Innomedica de Stefan Halbheer. Il travaillait sur un vaccin basé sur des gouttelettes de graisse (liposomes). Mais le prototype n’a pas été développé, car le processus n’a pas fonctionné comme prévu, a-t-il expliqué à l’émission Puls.

■ Vaccin d’AstraZeneca: «des preuves très rassurantes» de sa sûreté

Le vaccin développé par le groupe pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca avec l’université d’Oxford est sûr, a assuré son codéveloppeur après des inquiétudes ayant conduit à la suspension de son utilisation dans plusieurs pays.

Il y a «des preuves très rassurantes qu’il n’y a pas d’augmentation du phénomène de caillot sanguin ici au Royaume-Uni, où la plupart des doses en Europe ont été administrées jusqu’à présent» a déclaré à la BBC le professeur Andrew Pollard, directeur du Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin avec AstraZeneca.

Dans un communiqué publié dimanche, AstraZeneca a indiqué qu’un «examen attentif de toutes les données de sécurité disponibles sur plus de 17 millions de personnes vaccinées dans l’Union européenne et au Royaume-Uni» avec son vaccin «n’a apporté aucune preuve d’un risque accru d’embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde (TVP) ou de thrombocytopénie dans aucun groupe d’âge, de genre, de lot ou de pays particulier».

Près d’une dizaine de pays ont suspendu par précaution l’utilisation de ce vaccin:

  • Le Danemark
  • L’Islande.
  • La Norvège
  • La Bulgarie
  • L’Irlande
  • Les Pays-Bas
  • La Thaïlande et la République démocratique du Congo (RDC) ont retardé le démarrage de leurs campagnes de vaccination.

■ Un homme arrêté au Tessin pour abus de crédits covid

La police tessinoise a arrêté un citoyen italien accusé d’avoir obtenu un prêt Covid-19 de la Confédération en falsifiant des documents. L’homme âgé de 46 ans a tenté d’obtenir plusieurs prêts au cours de la deuxième moitié de l’an dernier, écrit la police tessinoise. La première tentative a été couronnée de succès et l’homme a reçu un prêt de plus d’un demi-million de francs. La deuxième fois, cet Italien vivant dans la région de Bellinzone n’a pas obtenu de prêt. Il a utilisé l’argent reçu la première fois pour payer des dépenses privées, ajoute le communiqué.


■ Le Portugal entame un déconfinement «prudent»

Avec la réouverture des crèches et des écoles primaires, des salons de coiffure ou des librairies, le Portugal a entamé un déconfinement graduel étalé jusqu’à début mai.

Nous entrons aujourd’hui dans la première phase du déconfinement qui doit être très prudent, graduel et au compte-gouttes

Antonio Costa, Premier ministre portugais

«Nous ne pouvons pas courir de risques et tout gâcher», a souligné le premier ministre. Confronté à une explosion des cas de Covid-19 après les fêtes de fin d’année, le gouvernement a imposé un deuxième confinement général à la mi-janvier. Selon le plan de déconfinement dévoilé jeudi dernier, l’appel à rester chez soi ne sera levé qu’après le week-end de Pâques, dans trois semaines. C’est alors que pourront rouvrir les collèges et les terrasses, ainsi que les monuments et les musées.


■ Le vaccin Spoutnik V sera produit en France, Allemagne, Espagne et Italie

Le Fonds souverain russe (RDIF) a annoncé que des accords de production du vaccin Spoutnik V ont été trouvés «avec des sociétés d’Italie, d’Espagne, de France et d’Allemagne», dans l’attente de son homologation dans l’UE. «Il y a actuellement d’autres pourparlers en cours pour augmenter la production dans l’UE. Cela permettra de commencer à approvisionner le marché unique européen en Spoutnik-V dès l’autorisation par l’Agence européenne du médicament», a dit dans un communiqué le patron du Fonds, Kirill Dmitriev.


■ Pas de spectateurs au départ de la flamme olympique

La cérémonie marquant le départ du relais de la flamme olympique le 25 mars, à quatre mois de l’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, se tiendra sans public par mesure de précaution. «La cérémonie du grand départ et le premier tronçon» du parcours le premier jour du relais, organisés dans le département de Fukushima, «ne seront pas ouverts au public mais retransmis en direct», selon un communiqué de Tokyo-2020.

Quelque 3000 personnes devaient initialement assister à ce départ, lancé symboliquement dans le département de Fukushima, dix ans après le triple désastre qui avait ravagé le nord-est du pays: un très violent séisme suivi d’un gigantesque tsunami et d’un grave accident nucléaire.

Lire aussi: Les JO de Tokyo sans spectateurs d’outre-mer


■ Les médecins allemands demandent des nouvelles restrictions

L’association allemande des médecins de soins intensifs a demandé un retour immédiat à des restrictions sévères, alors que les autorités viennent de les assouplir.

«D’après les données dont nous disposons et à cause de la diffusion du variant britannique, nous préconisons très fortement de revenir à un verrouillage dès maintenant pour simplement empêcher une forte troisième vague», a déclaré Christian Karagiannidis, directeur scientifique de l’association des médecins de soins intensifs à la radio publique allemande.


■ En Suisse, les tests sont maintenant gratuits

Dès ce lundi, tous les tests de dépistage du coronavirus sont gratuits. Le Conseil fédéral a confirmé vendredi sa nouvelle stratégie pour accompagner la réouverture, après consultation avec les cantons.

La Confédération prend en charge les coûts des tests rapides dans les pharmacies ou les centres de tests et cela même pour les personnes asymptomatiques. Chaque personne pourra par ailleurs disposer de cinq autotests gratuits par mois, dès que ceux-ci seront disponibles.

Cette nouvelle campagne de tests doit notamment permettre d’interrompre les chaînes d’infection de manière ciblée. Les coûts de cette campagne de dépistage sont estimés à plus d’un milliard de francs pour 2021.


■ Hommage aux plus de 30 000 morts à New York

New York, qui est la ville des Etats-Unis la plus endeuillée par le coronavirus, a observé une minute de silence en hommage à ses 30 258 morts, un an après le début de la pandémie.

«Nous avons perdu plus de New-Yorkais que dans la seconde guerre mondiale, la guerre du Vietnam, l’ouragan Sandy et le 11 septembre 2001 réunis. Chaque famille a été affectée et, pour tant de familles, il y a de la douleur, de la douleur à vif», a dit le maire Bill de Blasio lors d’une cérémonie virtuelle en direct.

«Quoi qu’il arrive, personne ne peut vous prendre les danses que vous avez déjà dansées!», a relevé Bill de Blasio en espagnol, citant ainsi une phrase de l’écrivain colombien et prix Nobel de littérature Gabriel García Marquez, dans une ville où un tiers des immigrés sont d’origine latine.


■ Nouvelle déconvenue pour AstraZeneca

L’Irlande est devenue dimanche le cinquième pays en Europe à suspendre l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Les autorités sanitaires irlandaises recommandent de suspendre par «précaution» l’utilisation de ce vaccin, après le signalement en Norvège de quatre nouveaux cas graves de caillots sanguins chez des adultes vaccinés, sans qu’aucun lien ne soit encore prouvé. La Norvège, avait suspendu le vaccin la semaine dernière, comme le Danemark, l’Islande et la Bulgarie. La Thaïlande comme la République du Congo ont pour leur part reporté leurs campagnes de vaccination.

AstraZeneca affirme qu’il n’existe «aucune preuve de risque aggravé» de caillot sanguin entraîné par son vaccin. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré vendredi qu’il n’y avait «pas de raison de ne pas utiliser» ce vaccin.