Le contrat d'engagement signé par les volontaires du quatrième contingent de la Swisscoy contient une clause nouvelle, conséquence de la polémique sur les effets potentiels de l'uranium appauvri sur la santé. Les soldats suisses sont désormais tenus de se soumettre à un contrôle sanguin avant leur départ au Kosovo ainsi qu'à leur retour de mission, a indiqué dimanche au Temps le porte-parole de la division des opérations en faveur du maintien de la paix, Adrian Baumgartner. En cas de refus, l'engagement est impossible. Ces contrôles visent à prémunir l'armée de possibles poursuites juridiques fondées sur des examens médicaux effectués a posteriori uniquement et qui feraient apparaître chez certains soldats des anomalies existant avant leur départ.

Défections

Le quatrième contingent commencera son instruction le 12 février à Bière. Il devrait compter 150 volontaires environ, y compris les cadres, selon Adrian Baumgartner. L'armée a pris note jusqu'ici de la défection de deux volontaires, qui ont invoqué des risques liés à l'uranium appauvri, ajoute le porte-parole. Pour la première fois depuis septembre 1999, lorsque la Swisscoy prit ses quartiers dans le camp de «Casablanca» au Kosovo, les volontaires recevront à Bière une information spécifique sur les précautions à prendre pour éviter la contamination à l'uranium appauvri. L'armée a déjà envoyé une lettre à l'ensemble du quatrième contingent, qui fait «l'état des connaissances» militaires et médicales sur ce métal utilisé pour renforcer l'efficacité des obus contre les blindages.