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Simonetta Sommaruga craint que l'initiative ne s'applique pas qu'aux auteurs de crimes graves. 
© THOMAS HODEL

Renvoi des étrangers criminels

Swissmem et Interpharma contrent l'initiative de l'UDC

Si economiesuisse se tient à l’écart de la campagne contre le texte dit de mise en œuvre, deux géants industriels sont prêts à investir de l’argent pour le combattre

Economiesuisse devrait rester à l’écart de la campagne contre l’initiative de l’UDC sur l’expulsion des criminels étrangers. Mais Swissmem (industrie des machines) et Interpharma s’engageront contre ce texte constitutionnel dit de mise en œuvre, a révélé la SonntagsZeitung.

A priori, cette initiative populaire n’a pas d’enjeu économique. Toutefois, le message du Conseil fédéral fait référence à l’accord sur la libre circulation des personnes, car celui-ci accorde des droits aux personnes en situation d’expulsion.

Simonetta Sommaruga a signalé le cas d’un secondo qui aurait été condamné pour avoir tagué des murs puis qui se retrouverait sanctionné plus tard à la suite d’une altercation de voisinage, par exemple. Ce genre de récidive pourrait déboucher sur une décision de renvoi comme l’exige l’initiative de l’UDC, a-t-elle averti.

En tout cas, cela créerait une situation d’insécurité juridique dont Swissmem et Interpharma ne veulent pas. La SonntagsZeitung cite le porte-parole d’Interpharma, Thomas Cueni: «L’initiative est trop extrême, elle remet en question la fiabilité et la sécurité du droit. Elle violerait le principe de la libre circulation des personnes. Nous devons empêcher une telle conséquence.» L’hebdomadaire signale par ailleurs que Swissmem serait prêt investir un «montant à six chiffres».

Cela compensera la décision d’Economiesuisse de ne pas engager d’argent contre l’initiative de l’UDC. Sur le site Internet de l’organisation, Jan Atteslander, membre de la direction souligne qu’Economiesuisse aura, «au cours des douze à dix-huit prochains mois» à mener campagne «sur un nombre record de projets essentiels pour la place économique.» Il cite le probable référendum contre la réforme de l’imposition des entreprises et le nouveau vote pressenti sur l’immigration et la libre circulation.

Cette initiative a-t-elle des chances de l’emporter lors du vote du 28 février? Un sondage commandé par la SonntagsZeitung à l’institut Marketagent auprès de 1000 personnes indique 55% d’opinions favorables. C’est moins qu’une précédente enquête menée cet automne, qui donnait 66% d’avis favorables. Mais la part d’indécis (20,5%) est encore élevée alors que le non ne dépasse pas 24,5%.

Le même sondage donne une majorité de 62,6% en faveur d’un second tunnel routier au Gothard. Et seulement 45% diraient oui à l’initiative du PDC sur l’imposition des couples.

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