La première encontre avec la direction a eu lieu le 8 juillet. Pour négocier un plan social, suite à la décision d’UPM Raflatac de fermer son entreprise martigeraine. Mais les syndicats et les employés, insatisfaits des propositions du groupe, se sont rassemblés mardi devant l’entreprise pour demander des indemnités de licenciement plus élevées. «La direction locale de l’entreprise nous a entendu», estime Blaise Carron du syndicat Unia Valais mardi soir. «Nous attendons maintenant un retour du siège de l’entreprise en Finlande. Une décision devrait tomber d’ici la fin de la semaine. Les revendications des employés sont parfaitement conformes aux possibilités financières de l’entreprise et je les trouve très raisonnables», poursuit-il.

Début juillet, le groupe avait annoncé son intention de fermer sa succursale de Martigny d’ici fin 2013, supprimant 69 emplois. Le groupe producteur de produits adhésifs annonçait dans un communiqué avoir décidé de recentrer ses activités pour maintenir sa rentabililté. «Le carnet des commandes était pratiquement vide et nous n’avions presque rien à faire depuis quelques semaines déjà», témoignait alors un employé dans la presse régionale. La direction avait renoncé aux trois équipes par jour pour ne faire plus que deux tournus quotidiens. «Mais de là à imaginer que la direction allait prendre la décision de fermer…C’est tout un savoir-faire qui va disparaître, notamment dans la fabrication de papier collant destiné à devenir des timbres ou dans celle de pastiques autocollants qui ornent vos bouteilles de shampoing par exemple», expliquait encore l’employé.

Les licenciements auront lieu en deux vagues. La première au mois de septembre, la seconde en novembre quand l’entreprise fermera ses portes. L’usine avait été rachetée par le finlandais UPM Raflatac à peine une année plus tôt au groupe papetier français Gascogne. A côté de l’usine valaisanne, le groupe fermera aussi une usine à Melbourne, en Australie, et deux en Afrique du Sud. Ces mesures doivent permettre d’économiser 12 millions d’euros (14,8 millions de francs) par année dès 2014, explique le groupe dans un communiqué début juillet.

UPM Raflatac compte 2900 employés dans le monde et réalise des ventes annuelles pour 1, 2 milliard d’euros. « Nous allons continuer d’investir sur les marchés en plein essor conformément à notre stratégie», explique Jussi Vanhanen, Président de la division Engineered Materials d’UPM dans ce communiqué début juillet. «Au cours des deux dernières années, nous avons amélioré sensiblement notre réseau de services et d’opérations en Asie, en Amérique latine et en Europe de l’Est.»