«Ma fille avait disparu dans un mouvement évangélique sectaire. J'ai réussi à l'en sortir et ensuite tout s'est enchaîné.». Confidente et conseillère de parents ou de proches désemparés, Claire-Lise Hoehn, anime «Aide aux victimes sectaires», un petit groupe basé à Lutry. Au CLIMS, elle a retrouvé une approche qu'elle pratique avec succès depuis dix ans. «L'affrontement ne sert à rien, il faut d'abord essayer de comprendre et persuader», affirme cette femme qui a déjà noué des contacts avec quelque 200 groupes religieux en marge de l'officialité. «Mon agressivité envers ces mouvements a diminué, en tout cas en ce qui concerne les disciples. Avec les gourous, en revanche, j'ai toujours de la peine ! ». Sa méthode lui a permis de persuader plusieurs mouvements de laisser partir des adeptes en rupture. «Il y a des groupes avec lesquels il n'est même pas envisageable de discuter. Sur ce point, au CLIMS aussi nous sommes très clairs.»

A.K.