En Israël, les Suisses célèbrent en grand leur fête nationale. Entre la réception privée organisée le 27 août par l'ambassadeur Pierre Monod à son domicile à l'attention de «quelques amis israéliens de l'ambassade» et les diverses célébrations officielles organisées par des sociétés suisses, les festivités à Tel-Aviv s'étaleront sur cinq jours. Le clou restant sans doute la soirée du 29 août, due, comme chaque année, aux efforts de l'Organisation des Suisses en Israël. Sur les 9000 ressortissants enregistrés, l'ambassadeur ignore combien seront présents: «Il y a trois ans, ils étaient 450. Mais l'année suivante, la réception a dû être annulée en raison d'un attentat. Et en 1998, 250 personnes sont venues.» Ce soir-là, Pierre Monod fera un discours: «Je parlerai surtout des questions qui intéressent vraiment les Suisses installés ici, notamment l'AVS et la situation dans notre patrie.» Il évoquera brièvement le processus de paix, «mais gentiment. Ce n'est pas un jour pour faire de la politique.» Des fonds juifs également, il sera très peu question: «Désormais, la Suisse n'est plus sur le devant de la scène. Entre les assurances en déshérence (qui concerne surtout des compagnies européennes, n.d.l.r.) et le nouveau gouvernement, les Israéliens ont d'autres préoccupations que nous.»

A.W.